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Davos, une simple parenthèse pour Pestoni

Après deux années compliquées à Zurich, le Léventin retrouve des couleurs avec Davos. Heureux dans les Grisons, c’est pourtant à Berne qu’il continuera sa carrière.

vcr. Enfant d’Ambri, Inti Pestoni se remet gentiment du calvaire qu’il a enduré lors des 24 mois sous le maillot des ZSC Lions. Ballotté entre le quatrième bloc et les tribunes, le véloce ailier n’a jamais trouvé sa place au Hallenstadion. Joueur du HC Davos depuis l’été dernier, le petit prince léventin est en quelque sorte en rémission dans un club qui semble plus adapté à son caractère. Taillé pour recevoir des responsabilités, Inti Pestoni a retrouvé à Davos un club à taille humaine. Loin de la grande ville, l’attaquant rayonne à nouveau. «J’ai l’impression de revivre. Davos, c’est comme Ambri, on va boire des cafés avec les copains après l’entraînement», déclare l’ancien Lion, plus adepte de l’air montagnard que du smog de la métropole.

De «nobody» au bord de la Limatt, Inti Pestoni a retrouvé un rôle de joueur dominant dans les Grisons. Un statut presque comparable à celui qui fut le sien dans sa vallée natale, du temps de la gloire du numéro 18. Avec un butin de 19 points en 33 sorties et un retour en équipe nationale, le Léventin est à nouveau heureux. «Malgré la crise sportive que nous connaissons, Davos, c’est cool. Je m’y suis bien senti dès le premier jour», lance-t-il. En conséquence, sa signature pour le CP Berne, club avec lequel il s’est d’ores et déjà entendu pour les exercices 2019/20 et 2020/21, peut surprendre. Berne, avec son immense patinoire, son ambiance aussi froide dans les gradins qu’en coulisses, ne serait-il pas la définition même du lieu à bannir pour Inti Pestoni? «J’ai de l’orgueil et je n’ai que 27 ans. Après mon passage raté à Zurich, j’avais envie de me donner une deuxième chance de réussir dans un grand club», déclare le futur Ours.

Alors que trois organisations – dont Ambri-Piotta, son club formateur – étaient sur la short-list de l’ailier ou moment d’entériner son avenir, c’est finalement une discussion avec le flegmatique Kari Jalonen qui aura décidé le Tessinois. «Lorsque j’avais signé à Zurich, je ne savais même pas qui allait être l’entraîneur. Là, à Berne, le fait d’avoir senti que le coach voulait travailler avec moi a fait la différence. On verra bien si j’ai fait bon choix, mais au moins je n’aurai pas le regret de ne pas avoir tenté ma chance», résume le Davosien.

Avant de penser au challenge de la capitale, c’est bien son actuel employeur qu’Inti Pestoni entend honorer. Embourbé à une peu envieuse 11e place, le «Rekordmeister» pointe à 19 unités du salvateur 10e rang. Un écart colossal. «On ne pense pas au rang ou au nombre de points que l’on a. On se concentre sur les consignes d’Harijs Vitolins, et j’ai l’impression qu’on progresse à chaque match. En continuant ainsi, on devrait pouvoir retrouver le chemin de la victoire», termine le futur Bernois. Mal en point(s), le HC Davos en a rudement besoin.